L'histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain (HGGMC) en classe préparatoire ECS



Un programme global pour donner des clés de lecture du monde contemporain

La classe préparatoire ECS offre un enseignement original d’histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain (HGGMC). Il s’agit de proposer, dans une approche d’ensemble, des clés de lecture pour comprendre les grands enjeux de notre époque tout en inscrivant la réflexion dans la longue durée. Le programme nous invite ainsi à étudier les rapports de force entre les puissances depuis le début du XXe siècle, à mettre en perspective les rivalités mais aussi les interactions entre les acteurs du monde contemporain. Il fait une large part aux stratégies de développement, à leurs résultats et s’intéresse aux grandes dynamiques continentales. On s’attache aussi à faire varier les échelles spatiales pour bien saisir la complexité des processus, comme la mondialisation par exemple. Cette approche de la géopolitique est englobante : elle mêle ainsi dans un même cours l’histoire, la géographie, les sciences politiques, l’économie tout en s’intéressant aux grandes évolutions sociales, technologiques et culturelles.

Le programme s’articule autour de quatre grands modules, répartis sur les deux années de classe préparatoire



Avec ce vaste programme, les étudiants sont amenés à réfléchir sur des sujets passionnants, comme ceux qui ont été proposés ces dernières années aux concours des grandes écoles de management :

  • Etats-Unis / Chine : rivalités de pouvoir et d’influence  (ESCP, 2018).
  • Les Etats-Unis et l’Union Européenne dans le nouvel ordre économique et géopolitique mondial : la fin de l’Occident ? (Ecricome, 2019)
  • Le développement de l’Afrique à l’épreuve de la guerre de 1960 à aujourd’hui (Essec, 2017).
  • Un monde sans frontières : une utopie dépassée ? (Ecricome, 2015)
  • Le dérèglement climatique : une nouvelle donne majeure pour l’économie mondiale et les relations internationales ? (Ecricome, 2018)


Les étudiants bénéficient de six heures de cours chaque semaine, où ils acquièrent les connaissances et les méthodes qui les mèneront vers la réussite aux concours. Ils sont ainsi formés à l’exercice de la dissertation, du croquis et du commentaire de carte. En plus des nombreux devoirs surveillés, des interrogations orales – tous les quinze jours –  leur offrent la possibilité de s’entraîner et de perfectionner la maîtrise des méthodes. Lors de ces « khôlles », les professeurs interrogateurs leur dispensent des conseils personnalisés et les accompagnent pour corriger les erreurs. En première année, les khôlles sont « didactisées » c’est-à-dire guidées pas à pas par le professeur, en suivant un protocole qui permettra d’élever progressivement le niveau des exigences.

Il est conseillé de bien revoir les cours de Première et de Terminale (avec frises chronologiques et repères cartographiques), pour maîtriser notamment les thèmes suivants :

  • La Première Guerre mondiale : le « suicide de l’Europe » et la fin des empires européens.
  • Grandes puissances et conflits dans le monde depuis 1945.
  • La métropolisation : un processus mondial différencié.
  • Une diversification des espaces et des acteurs de la production.
  • Les échelles de gouvernement dans le monde.
  • Les dynamiques de la mondialisation.


Pour étoffer leurs connaissances, les étudiants pourront consulter les ouvrages suivants, avant même la rentrée :

- S. Berstein et P. Milza, Histoire du monde de 1900 à nos jours, Hatier, 2018 [ouvrage essentiel].
- D. Cohen, « Il faut dire que les temps ont changé » : Chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète, Albin Michel, 2018.
- J. Dietrich et alii, La mondialisation contemporaine – rapports de force et enjeux, Nathan, 2017.

Il faut aussi se tenir au courant de l’actualité.
Il est indispensable, dès les vacances, de lire régulièrement les grands quotidiens (Le Monde, Le Figaro : on trouve des éditions en ligne, moins coûteuses), sans négliger la presse économique (Les Echos par exemple).
 A la radio, vous pouvez écouter les émissions de M.-Fr. Chatin, Géopolitique : le débat (sur RFI) ou encore de Chr. Ockrent, Affaires Internationales (sur France Culture).
A la télévision, on regardera avec profit les documentaires du Dessous des cartes sur Arte.

Pour joindre l’utile à l’agréable, les futurs étudiants pourront aussi profiter de l’été pour regarder des films dont le contexte ou l’histoire porte sur des périodes ou des thématiques importantes du programme. Pour les films comme pour les ouvrages ou les articles, il faut prendre des notes, faire des fiches : cette démarche doit devenir un réflexe en prépa !
- Les temps modernes, Ch. Chaplin, 1936, sur l’industrialisation du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
- Le dernier samouraï, d’Edward Zwick, 2003, sur le Japon de l’ère Meiji.
- Le dernier empereur, de Bernardo Bertolucci, 1987, sur la fin de l’empire chinois et la période républicaine.
- Les raisins de la colère, de John Ford, 1940, sur la crise de 1929 et ses effets dans l’Amérique des années 30.
- Allemagne année zéro, R. Rossellini, 1949, sur l’Allemagne au lendemain de la guerre.
- Docteur Folamour, Stanley Kubrick, 1964, sur l’arme nucléaire.
- Apocalypse now, de Francis Ford Coppola, 1979, sur la Guerre du Vietnam.
- Le dernier roi d’Ecosse, de Kevin Macdonald, 2006, sur la mégalomanie d’Amin Dada en Ouganda.
- La vie des autres, de Florian Henckel von Donnersmarck, 2007, sur la dictature en RDA.
- Good bye Lenin !, de Wolfgang Becker, 2003, sur l’effondrement de la RDA.
- Même la pluie, Icíar Bollaín, 2011, sur les inégalités en Bolivie.
- Lord of war, Andrew Niccol, 2005, sur l’instabilité géopolitique.
- Slumdog millionaire,  de Danny Boyle, 2008, sur l’Inde et ses inégalités socio-économiques.
- The big short : le casse du siècle, de Adam McKay, 2015, sur la crise de 2008.